Perspectives sur les questions nucléaires

Le domaine nucléaire est fascinant et complexe. Un nombre incalculable d'études, d'articles d'opinion et d'articles de journaux sont publiés fréquemment. Ceux-ci représentent certains des points de vue quant à l'utilisation de la technologie nucléaire au Canada, y compris les aspects réglementaires.

2017 | 2016

2017

  • Le Symposium 2016 sur « l'horloge de l'Apocalypse » organisé par le Bulletin of the Atomic Scientists a porté sur le rôle que le nucléaire peut jouer dans la décarbonisation en profondeur. Il a donné lieu à un rapport sur les discussions et les constatations de l'événement. Le rapport final (en anglais seulement) présente les sept points à retenir découlant de ces discussions.
  • Un article paru récemment dans Forbes.com (en anglais seulement) porte sur de petits réacteurs modulaires refroidis au plomb fondu. L’article mentionne la Commission canadienne de sûreté nucléaire comme étant un organisme de réglementation compétent, possédant plusieurs décennies d’expérience liée à l’examen de la conception de centrales nucléaires sûres et à la surveillance de leur exploitation.

2016

  • Un article intitulé « Fears, Feelings, and Facts: Interactively Communicating Benefits and Risks of Medical Radiation With Patients » (en anglais seulement) a été publié dans le American Journal of Roentgenology. Cet article vise à accroître la compréhension de la population et suggère des stratégies pour améliorer la communication dans un environnement médical (entre le médecin et le patient) au sujet des risques liés aux rayonnements. De nombreuses observations dans cet article peuvent aussi s’appliquer à la communication des risques radiologiques en général. Les quatre sujets suivants y sont examinés :1) la prise de décisions médicales et le consentement éclairé, 2) les aspects psychologiques de la communication des risques liés aux rayonnements, 3) les approches typiques de communication des risques liés à la radiation médicale, 4) des suggestions pour améliorer la communication sur les avantages et les risques. Les auteurs soulignent le fait que les décisions et les opinions d’une personne peuvent être influencées par la façon utilisée pour l’informer des avantages par rapport aux risques. Pour être efficace, la communication des risques devrait se faire au moyen de messages simples et clairs, faire appel à des nombres et à des éléments visuels, consister en un dialogue ouvert et inclure une évaluation de la compréhension que la personne a du sujet.
  • Une récente étude menée en collaboration par les Laboratoires Nucléaires Canadiens, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire de la France et le Flinders Centre for Innovation in Cancer de l'Australie (Bannister, L. et al. 2016) suggère que les normes canadiennes actuelles relatives à la concentration de tritium dans l'eau potable offrent une protection suffisante. Les expériences ont démontré qu'il n'y a aucune augmentation du poids des organes et aucune hausse des anomalies d'ADN spécifiques dans la rate des souris exposées à de l'eau tritiée à des doses qui reflètent une consommation humaine chronique. Cette étude était en partie financée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire. (en anglais seulement)
  • En juin 2016, Joe Lassiter, professeur agrégé à la Harvard Business School, a donné un exposé TED (en anglais seulement) sur un des problèmes mondiaux les plus pressants : produire de l’énergie propre, sécuritaire, fiable, économique et neutre en carbone. Son analyse de la situation énergétique mondiale englobe l’énergie nucléaire.
  • David Ropeik, instructeur du programme d'études environnementales de la Harvard Extension School et consultant en communication des risques, a récemment publié un article intitulé « The Dangers of Radiophobia » (en anglais seulement). Dans cet article, il examine la peur des gens à l'égard du rayonnement nucléaire, en soutenant que le niveau de peur dépasse de loin le danger réel, et que ces peurs présentent des dangers particuliers pour la santé humaine.
  • Selon un article publié récemment dans la revue Nuclear Engineering International intitulé « Expanding the Table » (en anglais seulement), les organismes de réglementation nucléaire doivent demeurer indépendants afin de pouvoir exercer une surveillance efficace et impartiale de la sûreté nucléaire pour le secteur nucléaire. Il explique aussi que la force des rapports et la communication avec les parties intéressées peuvent contribuer à établir un dialogue éclairé avec elles sans compromettre l’indépendance de l’organisme de réglementation.
  • Le 6 juin 2016, Canada 2020 a tenu sa 3e conférence annuelle Global Energy Outlook (en anglais seulement). La tête d'affiche était Daniel Yergin, auteur à succès, vice-président d'IHS et fondateur d'IHS Cambridge Energy Research Associates. M. Yergin fut accompagné sur scène par l'honorable Jim Carr, ministre des Ressources naturelles, qui a posé des questions sur les tendances mondiales en matière d'énergie et leurs incidences sur le Canada. M. Carr a mentionné l'énergie nucléaire, soulignant que la plupart des Canadiens ne savent pas que 60 % de l'électricité produite en Ontario provient du nucléaire. M. Yergin a fait remarquer que l'énergie nucléaire doit faire partie du paysage énergétique et qu'il serait contre-intuitif de s'en défaire, surtout dans le contexte actuel où l'on espère mettre en valeur les sources d'énergie renouvelable.
  • Le journal The Guardian a récemment publié un article intitulé « Why it's time to dispel the myths about nuclear power » (en anglais seulement) qui dissipe certains mythes à propos des accidents de Tchernobyl et de Fukushima.
  • En février 2016, Bill Gates a donné son opinion sur la lutte aux changements climatiques dans une vidéo intéressante (en anglais seulement). Il s'est servi d'une équation pour calculer les émissions de gaz à effet de serre et expliquer la nécessité d'adopter des sources d'énergie propre.