Réponse de la CCSN à une lettre de Matthew Coon Come parue dans La Presse

Dans sa lettre « Pour un développement responsable » publiée le 5 août par La Presse, le grand chef du Grand conseil des Cris, Matthew Coon Come, présente de manière inexacte le mandat de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

Contrairement à ce que M. Coon Come avance, la promotion du nucléaire ne fait pas partie de notre mandat en tant qu’organisme indépendant.

La CCSN est responsable de l’évaluation rigoureuse de tout projet nucléaire, y compris les mines d’uranium.

Elle ne compromettra jamais la sûreté et ne délivrera jamais un permis si les activités proposées ne sont pas sécuritaires.

La CCSN s’oppose fermement aux conclusions de M. Coon Come, qui suggère que l’exploitation de l’uranium est moins sûre que celle d’autres métaux.

En fait, les données recueillies sur plusieurs décennies d’exploitation de l’uranium au Canada démontrent que les mines d’uranium sont aussi ou même plus sûres que les autres types de mines.

À la demande du BAPE, nos employés – des experts en sciences et en réglementation de renommée internationale – ont préparé de nombreux documents afin d’expliquer comment nous réglementons le secteur nucléaire.

Ils ont fourni des preuves fiables et fondées sur des faits afin de démontrer comment les activités nucléaires au Canada figurent parmi les plus sûres et les plus sécuritaires au monde, et ce, grâce aux exigences réglementaires rigoureuses de la CCSN.

La CCSN offre encore une fois son soutien technique au gouvernement du Québec, qui entend réaliser une analyse sérieuse et rigoureuse de l’ensemble des conclusions du BAPE avec l’aide d’un comité interministériel.

Michael Binder
Président, Commission canadienne de sûreté nucléaire