Réponse de la CCSN à une lettre à l’éditeur parue dans le Chronicle Herald

L’exploitation minière de l’uranium ne pose pas de risque pour la santé

À la suite de la parution d’une lettre à la rédaction intitulée Uranium mining not worth the risk le 23 janvier dernier, je me dois de rétablir les faits sur la réglementation de l’extraction minière de l’uranium, surtout en ce qui a trait aux résidus. Je m’attends à ce qu’un agent de Friends of Nature soit mieux avisé.

Toutes les mines produisent des résidus qui doivent faire l’objet d’une gestion permanente. L’affirmation disant que l’extraction minière de l’uranium ne soit pas sûre ne repose sur aucune preuve scientifique. Votre lecteur ne connaît pas les mesures de sécurité réglementaires modernes ainsi que le cadre d’autorisation et d’inspection rigoureux en place. En réalité, il s’agit de l’activité minière la plus réglementée, la plus contrôlée et la mieux comprise au Canada. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) ne délivrerait pas de permis pour une telle activité si elle ne la jugeait pas sûre.

La longue expérience du Canada en matière d’extraction minière de l’uranium, y compris pour la gestion des résidus d’uranium, a donné lieu à une réglementation rigoureuse et des pratiques de pointe mondiale pour préserver la santé et la sécurité des personnes et protéger l’environnement. Ces pratiques ont évolué au fil du temps afin de tenir compte des nouvelles connaissances scientifiques, comme c’est le cas pour d’autres types d’exploitation minière. Toutes les mines d’uranium en exploitation au Canada respectent ces exigences modernes, et la CCSN en assure une surveillance rigoureuse.

Au cours des dernières décennies, la CCSN a réalisé et validé de nombreuses études qui ont prouvé que les travailleurs et les personnes qui habitent à proximité de ces installations sont en aussi bonne santé que le reste de la population en général.

Cela étant dit, j’insiste de nouveau sur le fait que la CCSN ne compromettra jamais la sûreté et qu’elle ne délivrerait jamais un permis d’extraction ou de concentration de l’uranium si le projet n’était pas sécuritaire.

Michael Binder, président
Commission canadienne de sûreté nucléaire