Fukushima et santé

Mise à jour : 21 décembre 2015

Les répercussions de l'accident de Fukushima sur la santé seront évaluées au cours des prochaines décennies. Plusieurs organismes internationaux ont commencé à produire des rapports exposant leurs constatations. De nouvelles données de surveillance et une information plus détaillée sur la mise en œuvre des mesures de protection vont permettre des évaluations plus précises à l'avenir.

La CCSN surveille de près la publication de rapports et d'information par les organismes crédibles, et examine l'information à mesure qu'elle est disponible. Les connaissances acquises sont intégrées dans le cadre de réglementation de la CCSN, s'il y a lieu.

Comparaison entre les rapports récents de l'UNSCEAR et de l'OMS

Les conclusions générales du rapport de 2013 du Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) s'accordent avec celles des deux rapports publiés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2012 et 2013. Tous les rapports concluent que les risques prédits pour la santé découlant de l'accident nucléaire de Fukushima restent faibles et qu'aucune augmentation observable des risques de cancer au-dessus des niveaux de référence n'est prévue pour la population du Japon et d'ailleurs. De même, on ne s'attend à aucune augmentation perceptible du taux de cancer ou d'autres maladies chez la majorité des travailleurs; cependant, les travailleurs les plus exposés continueront de passer des examens médicaux régulièrement.

Le rapport de 2013 de l'UNSCEAR utilise des données plus détaillées que celles qui étaient disponibles pour les deux rapports de l'OMS examinés ci-dessous. Il a donc été possible d'émettre des hypothèses plus réalistes dans certaines parties de l'évaluation. Par exemple, le rapport de l'UNSCEAR contient plus d'information sur les zones évacuées, les mouvements des personnes évacuées, la configuration des vents et la mise en œuvre des mesures de protection, ainsi que des données de surveillance additionnelles sur les expositions internes et externes. De plus, puisque les doses ont été évaluées sur une période plus longue (du 11 mars 2011 au 31 octobre 2013), l'UNSCEAR a pu faire des projections sur les risques pour la santé pendant les 10 premières années suivant l'accident, de même que jusqu'à l'âge de 80 ans. Par comparaison, l'OMS, dans le rapport de 2012, a été incapable d'estimer les doses au-delà de la première année, car elle se basait sur de l'information pertinente recueillie jusqu'à la mi-septembre 2011 et, sans données supplémentaires, son estimation aurait présenté un degré élevé d'incertitude.

En raison des différences dans la durée du suivi, l'Évaluation des risques pour la santé de l'OMS porte sur 23 172 travailleurs suivis durant les 12 premiers mois, comparativement à 24 832 travailleurs suivis durant les 20 premiers mois selon le rapport de l'UNSCEAR. On a déterminé que la thyroïde de 12 de ces sujets avait absorbé des doses de 2 à 12 Gy, comparativement à 13 sujets selon le rapport de l'UNSCEAR.

Des analyses supplémentaires effectuées par l'UNSCEAR, mais dont l'OMS n'a pas tenu compte, concernaient l'évaluation de l'exposition d'espèces végétales et animales sélectionnées (biote non humain) dans l'environnement. L'exposition du biote non humain, tant marin que terrestre, à la suite de l'accident était, en général, trop faible pour que des effets aigus soient observés, bien qu'il puisse y avoir eu des exceptions attribuables à la variabilité locale.

Des résumés détaillés des conclusions des rapports de l'UNSCEAR et de l'OMS figurent ci-dessous.

Rapport 2013 de l'UNSCEAR

Annexe scientifique A : Niveaux et effets de l'exposition au rayonnement découlant de l'accident nucléaire survenu après les grands séisme et tsunami de 2011 dans l'Est du Japon

Le Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a procédé à une évaluation des niveaux et des effets de l'exposition au rayonnement découlant de l'accident survenu à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi en mars 2011. Pour faire suite aux conclusions préliminaires présentées le 23 mai 2012 à sa réunion annuelle, l'UNSCEAR a publié aujourd'hui le rapport complet intitulé « Levels and effects of radiation exposure due to the nuclear accident after the 2011 great east-Japan earthquake and tsunami » (traduction : Niveaux et effets de l'exposition au rayonnement découlant de l'accident nucléaire survenu après les grands séisme et tsunami de 2011 dans l'Est du Japon.)

Les conclusions sont fondées sur les estimations de l'exposition de divers groupes de populations, y compris les enfants, ainsi que sur la connaissance scientifique des effets sur la santé de l'exposition au rayonnement.

Le président de l'UNSCEAR, Carl Magnus Larsson, a affirmé, en se basant sur les constatations, que l'UNSCEAR ne prévoyait pas de changements importants dans les futures statistiques sur le cancer, qui pourraient être attribuables à l'exposition au rayonnement découlant de l'accident.

UNSCEAR 2013 Report

Points saillants du rapport

  • Aucun changement notable n'est prévu dans les futurs taux de cancer et maladies héréditaires en raison de l'exposition au rayonnement découlant de l'accident de Fukushima.
  • Aucune augmentation des taux d'anomalie congénitale n'est prévue en raison de l'accident.
  • Il existe une possibilité théorique que le risque de cancer de la thyroïde augmente chez le groupe d'enfants qui a été le plus exposé au rayonnement, mais la situation sera suivie de près et réévaluée à l'avenir.
  • Les évaluations des doses des travailleurs concordent en général avec les doses rapportées. Il subsiste toutefois des incertitudes quant aux expositions durant la première phase de l'accident.
  • Aucune augmentation notable du cancer ou d'autres maladies n'est prévue chez les travailleurs. Toutefois, les travailleurs les plus exposés continueront de subir régulièrement des examens médicaux.
  • Les effets du rayonnement sur les écosystèmes terrestres et marins ne semblent pas être permanents.

Évaluation de l'OMS sur les risques pour la santé

À titre d'organisme de santé principal des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est responsable de l'intervention internationale d'urgence en matière de santé publique. C'est en cette qualité que l'OMS a publié une évaluation des risques pour la santé (en anglais seulement) (28 février 2013) du public et des intervenants d'urgence après l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi.

Rédigé par des experts internationaux indépendants dans les domaines de la modélisation du risque dû au rayonnement, de l'épidémiologie, de la dosimétrie, des effets du rayonnement et de la santé publique, le rapport évalue les effets potentiels sur la santé du rejet de substances radioactives après l'accident nucléaire.

Évaluation des risques pour la santé

Points saillants

Le risque accru est exprimé en tant que hausses relatives estimées par rapport aux niveaux naturels.

Pour le public :

  • Pour le public habitant en dehors des secteurs géographiques les plus touchés par le rayonnement et même à certains endroits dans la préfecture de Fukushima, le risque prévu demeure faible et aucune augmentation observable du risque de cancer au-delà des niveaux de référence n'est prévue.
  • En ce qui concerne les résidents des secteurs les plus touchés de la préfecture de Fukushima, des estimations prudentes des doses indiquent des augmentations potentielles du risque de certains cancers au-delà des niveaux de référence en fonction du groupe d'âge et du sexe, mais qui seront probablement en deçà des niveaux détectables. Une légère augmentation du risque a été constatée pour tous les cancers solides (le cancer du sein, la leucémie et le cancer de la glande thyroïde) :
    • tous les cancers solides – environ 4 % pour les personnes de sexe féminin exposées en bas âge;
    • cancer du sein – environ 6 % pour les personnes de sexe féminin exposées en bas âge;
    • leucémie – environ 7 % pour les personnes de sexe masculin exposées en bas âge;
    • cancer de la glande thyroïde – jusqu'à 70 % pour les personnes de sexe féminin exposées en bas âge.

Il convient de mentionner que des augmentations relatives importantes représentent généralement de faibles augmentations absolues du risque. Ces pourcentages représentent des augmentations relatives estimées par rapport aux niveaux de référence, et non des risques absolus estimés de développement de ces formes de cancer. Par exemple, le risque de référence à vie de développer un cancer de la glande thyroïde chez les femmes est de 0,75 %, et l'augmentation relative estimée de 70 % pour les personnes de sexe féminin exposées en bas âge signifie un risque à vie additionnel de 0,50 % (70 % de 0,7 5% = 0,5 %). Par conséquent, pour ce groupe de femmes, le risque à vie est passé de 0,75 % à un total de 1,25 %.

Pour les intervenants d'urgence (environ 23 000 travailleurs) :

  • Les deux tiers environ des travailleurs (environ 66 %) ont reçu de faibles doses (moins de 5 mSv de dose efficace); aucune augmentation observable du risque de cancer au-delà des niveaux de référence n'est prévue.
  • Environ le tiers des travailleurs (environ 30 %) ont reçu une dose efficace totale d'environ 30 mSv. Une hausse du risque relatif de cancer de la glande thyroïde de 20 % au-delà des niveaux de référence a été établie pour les travailleurs les plus jeunes.
  • Moins de 1 % des travailleurs ont reçu une dose efficace totale d'environ 200 mSv. Une hausse du risque relatif de leucémie et de cancer de la glande thyroïde de 28 % au-delà des niveaux de référence a été établie pour les travailleurs les plus jeunes.
  • Quelques travailleurs (moins de 0,01 %) ont reçu une dose très élevée d'iode 131 à la glande thyroïde (aussi représentée comme une dose efficace totale de 700 mSv). On a estimé une augmentation du risque relatif de cancer de la glande thyroïde au-delà des niveaux de référence, surtout pour les jeunes travailleurs, bien que ces valeurs comportent une incertitude considérable.

Les auteurs du rapport mettent en garde les membres du public quant à l'incertitude de leurs estimations, indiquant que les doses estimées et les hypothèses utilisées dans cette évaluation ont été choisies délibérément de manière à réduire la possibilité de sous-estimer les risques possibles pour la santé. Ils réclament aussi une surveillance continue de l'environnement et de la santé et recommandent de ne pas négliger l'impact psychologique du tsunami et de l'accident nucléaire sur la santé et le bien-être de la population.

Estimation provisoire des doses de rayonnement de l'OMS

Dans le cadre de son évaluation générale de l'impact global de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi sur les risques pour la santé, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport sur l'estimation provisoire des doses (en anglais seulement) (23 mai 2012).

Rédigé par un groupe d'experts internationaux, le rapport présente une estimation provisoire de l'exposition du public au rayonnement à la suite de l'accident. Les doses sont évaluées pour divers groupes d'âge et différents endroits. Une autre publication, l'évaluation des risques pour la santé, est traitée ci‑dessus.

Estimation provisoire des doses de rayonnement

Points saillants

La dose efficace (unité de mSv) est une mesure conçue pour refléter les dommages causés sur tout l'organisme par l'exposition au rayonnement. Les doses ont été estimées pour la première année après l'accident.

  • Dans les secteurs les plus touchés de la préfecture de Fukushima, les doses efficaces estimées varient entre 10 et 50 mSv.
  • Ailleurs dans la préfecture de Fukushima, les doses efficaces estimées varient entre 1 et 10 mSv.
  • Dans les préfectures voisines de Fukushima, les doses efficaces estimées varient entre 0,1 et 1 mSv.
  • Dans toutes les autres préfectures japonaises, les doses efficaces estimées varient entre 0,1 et 1 mSv.
  • Ailleurs dans le monde, les doses efficaces estimées sont inférieures à 0,01 mSv et généralement bien en deçà de ce niveau.

Cette évaluation des doses doit être considérée comme préliminaire. De nouvelles données de surveillance et une information plus détaillée sur la mise en œuvre des mesures de protection vont permettre des évaluations plus précises à l'avenir.

Recherches pertinentes effectuées par des tiers

Selon les experts de la Woods Hole Oceanographic Institution, les niveaux de césium radioactif détectés au large de la côte ouest des États-Unis et attribuables à l’accident survenu en 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne posent pas de risque pour la santé. Le niveau le plus élevé à ce jour (11 Bq/m3) est plus de 500 fois plus bas que les limites de sûreté établies par le gouvernement américain pour l’eau potable. Ce niveau est aussi bien en deçà des limites préoccupantes en lien avec une exposition directe (baignade, navigation ou toute autre activité récréative). Les récentes données ont été rendues publiques par Our Radiactive Ocean, un programme d’échantillonnage scientifique par des citoyens lancé par M. Buesseler en 2014 en vue de surveiller les concentrations de radionucléides dans l’océan attribuables à l’accident de Fukushima.

Une étude récente a été publiée par l'Académie nationale des sciences des États-Unis (en anglais seulement) sur la dose efficace engagée que reçoivent les humains en raison de leur consommation annuelle moyenne de thon rouge du Pacifique contaminé par suite de l'accident de Fukushima-Daiichi.

Selon l'étude, cette dose efficace engagée est comparable ou inférieure à la dose que les humains reçoivent habituellement en raison de traitements médicaux, de voyages en avion, des radionucléides présents naturellement dans nombre d'aliments et d'autres sources de rayonnement de fond. Pour mettre la question en perspective, les auteurs de l'étude indiquent que cette dose équivaut à seulement 5 % environ de la dose induite par la consommation d'une seule banane.

Un expert vous répond : Série vidéo de la CCSN sur des questions de santé liées à l'accident de Fukushima

La CCSN a lancé une série vidéo pour répondre à quelques-unes des nombreuses questions posées par le public après l'accident de Fukushima. Dans ces vidéos, des experts de la CCSN répondent en langage simple aux questions de santé les plus communes.

  1. Comment les enfants sont-ils protégés après un accident nucléaire? Ne sont-ils pas plus vulnérables que les autres?
  2. Pourquoi tous les membres du public ne font-ils pas l'objet d'une surveillance continue après un accident nucléaire comme celui de Fukushima?
  3. Pourquoi les directives disent-elles que le jus d'orange peut contenir plus de césium-137 que l'eau embouteillée?
  4. Les fruits séchés contiennent-ils plus de radioactivité que les fruits frais?
  5. Est-ce sécuritaire de manger du riz, du poisson et d'autres aliments importés du Japon?

Citations de spécialistes internationaux en radioprotection

Voici des citations tirées de lettres envoyées par des spécialistes internationaux en radioprotection au groupe d'experts sur la catastrophe nucléaire au Japon (en anglais seulement). Cet ensemble de lettres met en relief le fait que les effets potentiels de l'exposition au rayonnement sont minimes comparativement aux effets observables de la stigmatisation et du stress subi par les résidents de Fukushima.

« Bref, les experts internationaux ont conclu que les personnes touchées par cette catastrophe sont en général exposées à de très faibles quantités de rayonnement et qu'il n'y a donc aucun effet perceptible sur la santé. »

Abel J. González
Académicien, académies des sciences de l'environnement et des océans de l'Argentine
Vice-président, Commission internationale de protection radiologique (CIPR)
Représentant, Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR)
Membre, Commission des normes de sécurité de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
Conseiller principal auprès de l'autorité de réglementation nucléaire de l'Argentine.

« Toutes les preuves scientifiques indiquent qu'il est peu probable que le rayonnement provenant de Fukushima ait des effets négatifs. Cependant, les inquiétudes sur les effets du rayonnement pourraient causer des problèmes psychologiques graves. C'est pourquoi il faut comprendre que les risques pour la santé associés à l'accident de Fukushima sont négligeables, et que les préoccupations excessives à l'égard des effets possibles pourraient être bien pires que le rayonnement en tant que tel. »

Geraldine Anne Thomas, B. Sc. Ph. D.
Professeure de pathologie moléculaire, Imperial College de Londres
Directrice, Chernobyl Tissue Bank.

« Les risques de la radioactivité et du rayonnement ionisant en tant qu'agent génotoxique doivent être pris au sérieux et évalués avec le plus grand soin. Les intervenants politiques et des médias ne font pas toujours preuve de prudence et ne possèdent pas forcément les connaissances dont ils ont besoin. Ce manque entraîne de mauvaises comparaisons et un effet de peur associée à des concepts simples comme l'hypothèse d'une relation dose-effet linéaire sans seuil prise hors du contexte de la radioprotection ».

Werner Burkart
Professeur de radiobiologie, Faculté de médecine, Université Ludwig Maximilians (Munich)
Ancien directeur général adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

« Depuis 2011, j'ai participé à deux projets internationaux axés sur l'évaluation des effets sur la santé de l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Ces projets ont été mis sur pied par deux organismes respectés, soit l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR). Les projets ont tous deux conclu qu'il était peu probable que le rayonnement ait des conséquences futures sur la santé de la population de la préfecture de Fukushima.

Mikhail Balonov,
professeur Ancien membre de la Commission internationale de protection radiologique (2001-2013)
Consultant auprès de l'Organisation mondiale de la Santé et du Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants.

« Deux importants rapports internationaux (de l'OMS et de l'UNSCEAR) évaluent les futurs risques pour la santé après l'accident de Fukushima. Les rapports sont tous deux fondés sur des données et des méthodes différentes, mais les conclusions sont les mêmes : les risques pour la santé liés à l'exposition au rayonnement lors de l'incident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeureront faibles (mais ils ne seront sans doute pas nuls pour certains groupes, y compris les jeunes résidant à proximité de la centrale). »

Hajo Zeeb,
professeur d'épidémiologie,
Leibniz Institute for Prevention Research and Epidemiology et Université de Bremen (Allemagne).

« Les risques pour la santé associés à l'exposition au rayonnement ont été étudiés pendant plus de 100 ans et ils sont très bien connus. Les estimations indépendantes actuelles de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) indiquent que le risque de développement futur de cancer associé à l'accident [à Fukushima] est très faible, même si personne ne peut affirmer qu'il est nul. »

Fred A. Mettler Jr. MD, M.H.P.
Professeur émérite et enseignant clinique, Département de radiologie de l'École de médecine de l'Université du Nouveau­Mexique
Représentant des États-Unis au Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants Commissaire émérite, Commission internationale de protection radiologique.