Réponse de la CCSN à l’article intitulé » Uranium Update – Revisiting Strateco, their Mistissini opposition and the activism against the proposed uranium exploration project », paru le 23 avril 2010 dans The Nation
Rétablir les faits sur le radon
À l’intention du rédacteur en chef,
Je souhaite répondre aux accusations formulées dans un article paru le 23 avril 2010 dans la publication The Nation et intitulé « Uranium Update – Revisiting Strateco, their Mistissini opposition and the activism against the proposed uranium exploration project » (Mise à jour sur l’uranium – Retour sur les positions de Strateco, de ses détracteurs de Mistissini et des activistes s’opposant au projet d’exploration uranifère) selon lesquelles la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a induit en erreur la population en ce qui concerne le radon dans les mines d’uranium. Je souhaite rétablir les faits.
La CCSN est chargée de la réglementation et de l’autorisation de l'ensemble des activités des mines et des usines de concentration d’uranium existantes et futures, partout au Canada, afin de garantir la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens et de l’environnement.
Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore qui se trouve dans l’environnement. Il provient de la désintégration naturelle de l’uranium, une matière radioactive se trouvant dans les sols, les roches et les eaux souterraines ainsi que dans tous les foyers canadiens.
Le radon est doté d’une courte période radioactive de 3,8 jours, mais contrairement à ce qu’affirme l’article, il ne reste pas plus longtemps. Lorsque le radon est naturellement rejeté par le sol, il se disperse et se dissipe dans l’air pour atteindre très rapidement de très faibles concentrations. Par conséquent, à l’extérieur, le radon ne représente pas un risque pour la population et l’environnement. En fait, des études scientifiques de surveillance ont démontré que les niveaux de radon dans les régions avoisinant les sites d'exploitation minière correspondent aux niveaux naturels, et ne posent pas de risque pour les populations environnantes.
La CCSN fait tout en son pouvoir pour respecter son mandat, soit protéger la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens et de l'environnement. Jamais la CCSN ne délivrerait un permis pour une installation dont la sûreté n’a pas été prouvée.
Pour plus d’information, je vous invite à consulter notre site Web à suretenucleaire.gc.ca.
Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire